Oui, ce weekend, dimanche plus exactement, j’ai eu 20 ans. Et des Erasmus anglaises ont eu l’idée de m’inviter pour un weekend à Prague.
Départ à 7h15 de chez moi le vendredi matin pour ensuite se retrouver vers 8h45 à la gare. Donc lever à 5h20...
J’ai juste emporté mon sac à main et mon sac à dos, je vous rassure, pas un sac à dos de routard ou de randonneur, non, mon petit sac à dos de cours.
De toute façon, pour 3 jours, il vous faut le minimum nécessaire : un pull, un T-Shirt de rechange, des sous-vêtements, votre trousse de toilette, votre téléphone portable, vos papiers, des sous et votre appareil photo, évidemment. Moi je n’ai pas prévu de me changer tous les soirs, ni d’emporter une semi-remorque de produits de beauté, vous me connaissez... Le kit de survie, l’apparence, on s’en fiche un peu, pas vrai ?
Bref. Salzburg-Praha, c’est l’horreur en train.
L’ennui puissance 10.
8 heures environ passées dans le train, ca calme.
Le parcours Salzburg-Linz est pas mal. On traverse le Salzkammergut, avec ses montagnes, ses prairies bien vertes, ses fermes et ses lacs. Passez par là en train à 8h du matin, vous verrez comme c’est beau au soleil levant. Les montagnes encore bleutées, le lac couleur argent... Ahhhh, il faut vraiment que j’aille m’y balader.
Arrive Linz. Premier changement.
La gare de Linz, c’est tout ce que j’ai vu pour l’instant de la ville, vous vous en doutez.
Nous prenons le train qui nous amène jusqu’à la frontière tchèque. L’ennui total sur cette ligne.
On traverse tout un tas de petits villages qui se ressemblent tous. Arrivons enfin à la frontière, à un lieu qui s’appelle Summerau. On montre patte blanche une fois le train changé.
Au début, on a cru que les douaniers étaient des contrôleurs... Oui, on avait pas remarqué la matraque, l’arme de poing et l’écusson « Policije », simplement on avait vu une casquette, alors on a pas fait le lien. Après tout, on venait juste de se faire contrôler en descendant du train provenant d’Autriche !
Ce n’est qu’une fois qu’il nous a demandé fermement « Passport », qu’on a compris que nos billets de train ne l’intéressaient visiblement pas...
Avez-vous déjà visité la Creuse, le Limousin, la Vienne ?
Si oui, alors vous avez une idée de ce que peut être la campagne tchèque.
Des prairies vertes, pas un seul champ de labouré, pas une maison à des kilomètres à la ronde, pas un animal, pas un homme. De temps en temps, une minuscule maison, et sinon des champs et des bois... En 2 heures de trajet jusqu’au prochain changement, je peux vous dire qu’on pouvait compter les maisons sur les doigts de la main...
Après ce paysage désertique, nous atteignons České Budějovice (prononcer: tchèskè budièyovitsè ; Budweis en allemand). Oui, la métropole de la Bohème du Sud produit aussi la célèbre... Budweiser (littéralement la Bière de Budweis d’ailleurs...)
Lien Wikipédia sur Budweiser
Ce qu’on a vu de cette ville depuis la gare est une ville laborieuse, et grise.
Mais apparemment, elle serait Patrimoine Mondial de l’Unesco...
Lien sur České Budějovice
Ca y est, České Budějovice était notre 3e et dernier changement, on est enfin dans le train pour Prague.
Ce trajet en train était très instructif : j’ai pu me rendre compte que la campagne tchèque ne vivait pas dans l’opulence, mais aussi que l’élargissement de l’Union Européenne a profité à plus d’un : à Prague, vous trouvez de très nombreuses chaînes de magasins anglaises, comme Marks & Spencer, Tesco, Debenhams etc etc.
En fait, depuis que la République Tchèque s’est débarrassée du communisme russe, elle a été assaillie par le capitalisme à tout crin. Le Square Venceslas par exemple, juste en face du musée national, ressemble au Pas de la Case version tchèque... Les Anglais vont d’ailleurs à Prague comme les Nordistes en Belgique ou les Sudistes comme moi en Andorre.
La ville romantique se limite au centre historique.
La ville nouvelle et les banlieues sont encore à la soviétique. Rien à voir avec l’image d’Epinal qu’on en a, hein ?
Le cliché sur Prague est celui de Prague des années 30.
Depuis, la ville a été envahie par les Mc Do, Zara, H&M, et autres trucs à touristes.
Exemple : sur un marché en centre-ville, on vous vend... des bonnets péruviens.
Typiquement tchèque, n’est-ce pas ?
Suite du post plus tard dans la semaine, quand j'aurai le temps.